Qui est Claudine Munari ?
Madame la Ministre du Commerce et des approvisionnements, Claudine Munari, n'est pas une femme inconnue. Cette femme d'une cinquantaine d'années est mère de quatre enfants et fille d'un ancien cadre des services agricoles. Après un baccalauréat série D, elle obtient un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) en économétrie (méthode d'analyse des données, recherche des corrélations permettant l'étude et la prévision des phénomènes économiques).
Claudine Munari, de son nom de jeune fille Claudine Mabonzo, a travaillé en France entre 1976 à 1981, successivement en qualité de chargée d'études chez le constructeur automobile Citroën, puis comme assistante du directeur financier dans une entreprise des travaux publics. En 1982, elle rentre au pays pour occuper les fonctions de directrice administrative et financière du bureau d'études français CIATA, jusqu'en 1991.
C'est à cette date qu'elle fait ses débuts en politique. Au cours de la Conférence nationale souveraine qui se tient à Brazzaville, elle rencontre l'ancien président Pascal Lissouba. Ce dernier, après avoir créé le Parti panafricain pour la démocratie sociale (UPADS), la nomme assistante, chargée des finances et du matériel du parti et quelques mois plus tard, directrice de son cabinet.
Plus tard, elle crée l'association Femme 2000, une organisation non gouvernementale de développement, pour apporter aux femmes un accompagnement dans l'amélioration de leur mode de vie socio-économique.
Claudine Munari se présente aux élections législatives de 2002 dans sa circonscription natale de Mouyondzi. Elle est élue dès le premier tour du scrutin et confirmée en 2007. C'est à cette période qu'elle crée le Mouvement pour l'unité, la solidarité et le travail (Must).
Nancy France Loutoumba
21.06.2010. 12:53
Rhode Bath-Schéba Makoumbou
Rhode Bath-Schéba Makoumbou
est née le 29 août 1976 à Brazzaville en République du Congo.
Depuis sa tendre enfance, elle a été initiée à la peinture par son père, le peintre David Makoumbou. Elle s’est réellement engagée dans l’art à partir de 1989. À travers ses œuvres, ce sont surtout les activités sociales de la femme africaine qui sont mises en valeur.
Dans les peintures à l’huile, elle peint généralement au couteau. La variété de ses toiles s’illustre dans un style nettement africain (à partir de l’art statuaire traditionnel), mais également influencé par les courants de l’art réaliste, expressionniste et cubiste.
Depuis 2002, Rhode Makoumbou a créé de nombreuses sculptures en matière composée (sciure et colle à bois sur une structure métallique) représentant les métiers des villages qui tendent à disparaître. Certaines ont plus de trois mètres de haut ! Elle se considère un peu comme une artiste archiviste de la mémoire sociale et culturelle de l’Afrique en général, et du Congo en particulier. Elle s’exprime souvent dans ses interviews sur le respect des notions idéologiques de l’identité et de la diversité culturelle. Elle a toujours accordé une grande importance à la question du sens dans l’art et du rapport entre l’artiste et son public.
À partir de 2003, Rhode a entamé une importante carrière internationale, et expose maintenant dans le monde entier.
En six ans, elle a participé à 131 expositions collectives ou individuelles dans le monde, sans compter ses 12 participations dans son pays natal.
Elle a déjà présenté ses oeuvres au Congo Brazzaville, Gabon, France, Belgique, Niger, Cameroun, Etats-Unis, Côte d'Ivoire, Tanzanie, Allemagne, Sénégal, Maroc, Espagne, Suède, Luxembourg, Pays-Bas et Suisse.
Elle a un atelier à Bruxelles en Belgique, mais elle continue parallèlement à travailler à Brazzaville un ou deux mois par an.
Visitez le site
** Vous aussi vous pouvez nous envoyer votre portrait
10.06.2010. 17:28
Interview de Marie Léa Boukoulou
Unique femme noire inscrite au barreau de Toulouse, Marie Léa BOUKOULOU est une avocate de caractère. Arrivée dans la profession par la force d'une politique qui ne lui offrait pas la possibilité de s'inscrire dans la filière universitaire de son choix, elle n'a pourtant jamais regretté cet arbitraire départ. Tout était-il d'avance pour lui permettre d'honorer par cette manière le lourd et précieux nom que lui confiait la famille ? C'est au milieu d'une pile de dossiers et sans quitter son désarmant sourire qu'elle nous a reçus au 9 de la rue Azes. Suite et fin de notre entretien. C'est à force de voir les droits des autres méconnues au Congo que l'idée vous est venue de faire du droit, Marie Léa BOUKOULOU ?
Non, je voulais briller ; Comme toutes les petites filles de mon âge j'avais des rêves, je voulais briller à la télé, à la radio. Mais finalement lorsqu'on avait le Bac à Brazzaville ou à Pointe noire, on ne choisissait pas sa filière. L'université prenait 26 étudiants en journalisme et pour les 3000 autres étudiants, c'était (le droit ou l'économie) l'abattoir. A la rentrée une fois que l'on a parcouru les listes des étudiants dans les filières choisies, je n'avais pas vu mon nom. Il ne me restait plus qu'à aller consulter le grand tableau des étudiants en droit. Je craignais d'être envoyée en sociologie, c'était le pire pour moi, le moindre était le droit.
Puis se profilera le chemin d'exil, la France, espérant revenir peut-être un jour participer à la réparation des torts au pays?
Dès la première année, on a eu des professeurs très intéressants qui nous ont encouragé à aller voir comment ça se passe ailleurs avant de ramener le savoir et le savoir-faire. Nous étions un petit groupe qu'on appelait « les rats de la bibliothèque ». On connaissait tous les arrêts de principe et on devrait se retrouver à la bibliothèque pour chaque fois déterminer qui avait le plus étudié. Les six rats, on s'était promis de nous retrouver en France et que peut-être on partirait tous ensemble dans le même avion.
Où sont-ils aujourd'hui, à part vous à Toulouse ?
On se rencontre et on se dit finalement qu'on aurait pu créer ce grand cabinet tenu par les africains à Brazzaville et à Pointe-Noire mais cette possibilité s'est éloignée. Ils sont tous ici et chacun excelle dans le droit un peu partout. Un Directeur de (l'Agence nationale pour l'emploi) l'ANPE à Amiens, un petit rat de la bibliothèque prénommé Gendarme parce qu'il était trop rigoureux.
Il fait maintenant la chasse aux chômeurs ?
(…rires.) Finalement c'était une destinée (gendarme) ce surnom. Un autre est directeur adjoint de l'ANPE toujours mais à Narbonne. Les autres sont tous quelque part en France, nous avons tous fait du chemin.
Marie-line BOUKOULOU vous souvenez-vous de ce jour-là, le tout premier où il vous est arrivé de fouler le sol européen ?
31 octobre 1992. On avait 32° à Brazzaville et –2 à Paris. Choc ! On n'est pas préparé à mettre les manteaux. A l'époque, petites vestes avec des jeans serrés, rien à voir avec l'automne qui faisait déjà face en France et malheureusement j'ai dû me rendre compte que le combat sera rude. Le Centre Universitaire qui ne voulaient plus louer de chambres aux étudiants congolais, première cohabitation avec des filles d'autres pays, échec. J'ai voulu vivre seule, je n'avais pas laissé mes parents pour rien. J'étais venue pour quelque chose et il me fallait un diplôme chaque année. C ‘était la devise des rats de biblio d'ailleurs.
Issue d'une famille nombreuse comme bien souvent en Afrique ?
Vingt un membres d'un même père pour quatre mères. Dans un premier temps, après avoir soutenu ma thèse (DESS de Juriste international), je suis sortie de l'université en me disant que toutes les portes me seront ouvertes. Echec encore parce que toutes les sociétés internationales que j'avais contactées m'avaient refermé leur porte et finalement je n'avais d'autre choix que de repartir en afrique. Je suis repartie à Brazzaville en 1997, j'ai enseigné à l'université avant que la guerre ne détruise le rêve et revenir en France parce que j'avais encore cette possibilité. J'ai passé le CAPA à Caen en candidate libre, Retour à Toulouse pour me remettre au travail en qualité d'avocat.
Là aussi, une première dont on se souvient toujours !
C'était drôle pour le Magistrat mais peut-être la honte pour une partie des Avocats qui sont venus me voir. J'étais la seule noire ; La jeune black devrais-je dire, mais pour nous c'est toujours noir, encerclée de robes dans la salle. Lorsque les blancs (même jeunes) prennent la parole, on ne voit pas une telle profusion de robes noires dans la salle. Il y avait pourtant déjà pas mal d'Avocats noirs, Maîtres Jamen NZEPA, WOTO, FOTSO, YEPANDE, tous masculins. Première expérience plutôt épique mais qui m'a beaucoup laissé de plaisir car ça m'a permis de m'affirmer. Le second combat l'était contre moi-même. Je me demandais si j'allais être jugée parce que j'aligne le Molière ou parce que parfois il y a des phrases qui reflètent un tout petit peu ce que l'on a d'intrinsèque en soi, un tout petit peu l'Afrique.
Marie Léa BOUKOULOU il apparaît que vous vous êtes spécialisée à l'écoute des enfants. Parce que mère, africaine, esprit du matriarcat ?
C'est le terrain. J'ai eu tous mes diplômes en droit des affaires. Le rêve est une chose, la réalité en est une autre. Lorsque j'ai commencé à travailler, je me suis rendu compte qu'on pouvait avoir des difficultés, non seulement parce que l'on vit dans une cité, qu'on est noir, magrébin, chinois ou pauvre. Tous les enfants peuvent en rencontrer à un moment de leur vie. Cela peut être des enfants de grand médecin et justement mon premier grand dossier devant le Juge des Enfants, c'était une histoire que l'on ne pouvait jamais imaginer. C'était un enfant de médecins européens.
Que pensez-vous de l'affaire dite OUTREAU ?
C'est le pire cauchemar d'un parent. Cauchemar aussi pour nous les avocats qui défendons ces personnes. Tout le monde a le droit d'être défendu mais l'on peut se dire que c'est difficile lorsque l'on est l'Avocat de OUTREAU. Les remords viennent après. Nous connaissons des nuits sans sommeil lorsque nous sortons des assises mais ça, personne ne le sait. L'affaire d'OUTREAU est certes une erreur judiciaire, mais aussi elle a permis de faire évoluer les choses, parce que l'on ne doit pas toujours être assis sur des acquis. On doit à tout moment réfléchir. Est-ce que la personne devant moi me dit toute la vérité ?
Les enfants de l'arche de Zoé ?
Beaucoup de zones d'ombre sur lesquels l'avenir apportera peut-être une lumière. Des enfants arrachés ou non à leurs familles, pour des raisons de santé et d'éducation ! A-t-on toujours, les uns et les autres, agit dans l'intérêts de ces derniers ? Les pauvres ont-ils le droit d'être parents ? La supposée richesse résout-elle tous les problèmes de l'humanité ? Pauvres enfants et parents des deux côtés !
Vous en portez la réputation de savoir défendre les femmes cela vous plaît-il ?
Il y a aussi des hommes ; C'est vrai que lorsque je défends un homme qui a beaucoup souffert par le comportement de sa femme, ça fait plaisir que je puisse dire toute la vérité devant un Tribunal. L'on a du mal à croire, mais il y a des hommes battus dans tous les milieux et à tous les niveaux. Porter la parole de la femme ou de l'homme qui a vécu des choses difficiles ou ce qu'ils ont fait de bien apporte une joie. Mais il est avant tout important d'expliquer aux personnes qui viennent nous voir, si la Loi est de notre côté ou si elle ne l'est pas. L'Avocat peut intervenir au bon moment, c'est tant mieux lorsqu'il peut éteindre le feu. Il faut aussi pouvoir dire au client que tout a déjà cramé, on n'est là que pour essayer de sauver ce qui peut l'être.
Et s'agissant de la défense des étrangers ?
Tout étranger doit savoir qu'un avocat de ses origines culturelles est crédible lorsqu'il vient dire qu'ici ou là il y a la guerre, que si un marocain (mais ce pourrait être un autre) repart sans payer la pension alimentaire d'un enfant qu'il a en France et que l'on porte plainte contre lui là-bas, il va d'abord passer par la case prison, lorsqu'il va en vacances, avant d'être libéré. C'est très important de porter la parole auprès de mes frères qui peuvent parfois être des frères de sang, mais également vis à vis de la communauté parce que nous les avocats qui venons d'ailleurs, nous avons une double connaissance de la situation, nous connaissons le droit de ces pays et celui d'ici, nous arrivons toujours à faire entendre raison et c'est ça le plus important.
Et si enfin il vous faut choisir une branche entre cette partie des affaires, cette partie des enfants ou enfin cette partie du droit des étrangers, Par ordre que choisiriez-vous ?
Question très difficile parce que finalement après presque 10 ans d'exercice, je commence à me dire que le plus important pour moi c'est de parfois dans une matinée avoir 4 dossiers qui ne relèvent pas du même domaine. Cela permet de maintenir les neurones en éveil. Je ne veux pas avoir un discours rodé où le Magistrat saurait par quelle phrase je vais commencer et par la quelle je vais le terminer.
Sil fallait à la fin de votre vie que l'on parle de vous on devrait dire : Marie Léa BOUKOULOU a bien porté son nom.
Oui, J'aurai bien voulu qu'on dise elle a bien porté son nom et que cette tante, grand-mère puisse me dire un jour tu as été digne de porter ce nom et j'en suis fière.
Marie Léa, je vous remercie.
Merci beaucoup.
source : camer.be
27.05.2010. 18:26
Amour & séxualité
Maison & Déco
Galerie Photos
Forum la belle congolaise
Les catégories du forum
- Beauté
- Amour, Vie à deux, Sexualité
- Mariage la loterie du bonheur !
- Bébés, Enfants, Famille, Mamans
- La santé en générale
- Maison & Déco
- La Cuisine du pays et du monde
- Hors sujet
- Beauté
- Amour, Vie à deux, Sexualité
- Mariage la loterie du bonheur !
- Bébés, Enfants, Famille, Mamans
- La santé en générale
- Maison & Déco
- La Cuisine du pays et du monde
- Hors sujet
Articles Récents
Vous êtes une Femme politique, dirigeante d'ntreprise, sportive, .... Envoyez-nous vos articles et portraits




