Maladies de la prostate
1. INTRODUCTIONLa prostate est un organe génital masculin situé à un carrefour stratégique entre la voie urinaire et la voie génitale. Elle peut être le siège de trois affections principales: le cancer de la prostate, l'adénome de la prostate, et l'infection de la prostate ou prostatite.
2. QU'EST-CE QUE LA PROSTATE?
La prostate, présente uniquement chez l'homme, fait partie du système reproducteur masculin. Située en avant du rectum, juste sous la vessie, elle a classiquement la taille et la forme d'une châtaigne, mesurant environ 3 à 4 cm de long et 3 à 5 cm de large. Chez l'homme jeune, la prostate fait environ 20 g. Les vésicules séminales sont des glandes accessoires qui sont appendues à la prostate. La prostate et les vésicules séminales produisent le liquide séminal. Les canaux déférents qui proviennent des testicules amènent dans la prostate les spermatozoïdes qui sont mélangés au liquide séminal pour former le sperme qui passe dans l'urètre au moment de l'éjaculation.
La prostate entoure la partie initiale de l'urètre, le canal par où l'urine s'évacue de la vessie et qui se termine au bout de la verge. Elle n'a donc aucun rôle urinaire mais elle entraîne des symptômes urinaires car elle entoure donc l'urètre et peut le comprimer quand elle augmente de volume.
La prostate comprend en fait 4 zones : antérieure, périphérique, centrale et transitionnelle. C'est dans la zone périphérique, facilement palpable au toucher rectal, que se développent le plus souvent les cancers de la prostate. La zone de transition, qui entoure l'urètre, est l'endroit où se développe habituellement l'hyperplasie bénigne de la prostate (adénome), l'affection bénigne qui survient progressivement chez l'homme à partir d'un certain âge.
3. CANCER DE LA PROSTATE.
3.1. EPIDEMIOLOGIE DU CANCER DE LA PROSTATE.
Le cancer de la prostate est très fréquent. En fait, c'est le cancer le plus fréquent chez l'homme en dehors des cancers cutanés. Un accroissement considérable de l'incidence (fréquence des nouveaux cas dans la population) du cancer de la prostate a été constaté au cours des dernières années. Aux Etats Unis, l'augmentation a été de 80 % dans les cinq dernières années. Il n'y a pas de chiffres disponibles pour la France mais on estime aux Etats Unis que 179.300 nouveaux cas de cancer de la prostate vont être diagnostiqués en 1999 et que 37.000 hommes vont mourir de cette maladie. C'est la première cause de mortalité par cancer chez l'homme. L'augmentation de 23 % de la mortalité liée au cancer prostatique, dans les vingt dernières années, reflète aussi l'augmentation de l'espérance de vie et la reconnaissance plus fréquente du cancer de la prostate comme cause principale du décès.La plupart des cancers de la prostate se développent chez des hommes âgés et évoluent très lentement. Cependant, certains cancers de la prostate peuvent se développer rapidement et s'étendre à d'autres organes (métastases), causant des symptômes et entraînant parfois le décès. Le traitement peut améliorer la survie et prévenir ou soulager les symptômes liés à la maladie.
On sait que 30 % des hommes âgés de 60 ans ont des foyers microscopiques de cancer dans la prostate, comme l'indiquent les séries autopsiques (faites chez des hommes décédés d'autres causes), mais ces petits foyers ne sont pas forcément évolutifs.
Le cancer de la prostate pose souvent un problème complexe aux médecins et aux patients car il est parfois difficile de distinguer, compte tenu de l'âge du patient et de l'évolution variable du cancer, les patients qui vont bénéficier du traitement de ceux chez qui les effets secondaires du traitement vont surpasser les bénéfices. Le cancer de la prostate est une maladie très sérieuse mais tous les patients ne doivent pas être traités de la même façon et parfois l'abstention thérapeutique peut être le meilleur choix.
Ce document peut vous aider à discuter avec votre médecin du traitement le plus approprié à votre situation médicale et à vos choix personnels.
3.2. EVOLUTION DU CANCER DE LA PROSTATE.
Le cancer de la prostate se développe à partir de cellules de la prostate. Il se développe souvent très lentement, et reste localisé au début (il ne dépasse pas la capsule qui entoure la prostate). Quand le cancer évolue, il peut s'étendre en dehors de la prostate, au-delà de la capsule de la prostate, par envahissement direct des tissus et des organes situés près de la prostate, et il peut essaimer dans d'autres organes à distance de la prostate (os, ganglions...)La lymphe est un liquide de couleur claire qui contient les cellules responsables de la défense immunitaire de l'organisme et les vaisseaux lymphatiques sont les canaux qui transportent cette lymphe jusqu'aux ganglions (de petites glandes de la forme d'un haricot qui sont réparties dans tout le corps et qui ont un rôle important dans la défense contre les infections). La plupart des vaisseaux lymphatiques de la prostate vont vers les ganglions du petit bassin. Si des cellules cancéreuses pénètrent dans les vaisseaux lymphatiques, elles sont transportées vers les ganglions où elles continuent à se développer en formant des métastases ganglionnaires (adénopathies). L'atteinte des ganglions prouve que le cancer a essaimé en dehors de la prostate. Il est important de savoir que les cellules qui ont essaimé à distance (cellules métastatiques dans les os, par exemple) restent des cellules prostatiques et répondent donc au traitement du cancer de la prostate.
Les nerfs responsables de l'érection passent juste à côté de la prostate et les traitements qui enlèvent ou laissent ces nerfs peuvent causer des troubles de l'érection (impuissance).
Le meilleur gage de guérison est de détecter le cancer à un stade précoce, quand il est encore localisé à la prostate, sans extension en dehors d'elle.
3.3. DETECTION PRECOCE ET DIAGNOSTIC DU CANCER DE LA PROSTATE.
La détection précoce et le traitement du cancer de la prostate continuent à poser de multiples questions. Les cancers découverts par le toucher rectal et/ou le dosage du PSA sont en général plus limités que ceux découverts à l'occasion de symptômes. Contrairement à d'autres cancers, le cancer de la prostate se développe très lentement et la nécessité d'un diagnostic précoce se pose donc moins chez les gens âgés, ayant une espérance de vie de moins de 10 ans. L'accroissement considérable de l'incidence clinique du cancer de la prostate parait être surtout la conséquence d'une amélioration de la détection des petits cancers débutants, due à l'augmentation du nombre des dosages de l'antigène prostatique spécifique (PSA), et des biopsies prostatiques.
La détection précoce du cancer de la prostate a permis ces dernières années, aux Etats Unis, de diminuer la mortalité spécifique par cancer de la prostate, mais la mise en place d'un dépistage systématique du cancer de la prostate chez tous les hommes de plus de 50 ans reste encore controversée, par crainte de détecter de petits cancers non évolutifs, qui ne nécessiteraient pas de traitement agressif, en particulier chez les sujets âgés.
Plusieurs associations professionnelles médicales recommandent cependant de commencer la détection du cancer de la prostate, à partir de 50 ans, chez tous les hommes ayant plus de 10 ans d'espérance de vie, et à partir de 45 ans chez les hommes ayant un facteur de risque particulier (frère ou père ayant eu un cancer de la prostate en particulier). La détection repose sur le toucher rectal et le dosage de l'antigène spécifique prostatique (PSA), les mêmes examens étant répétés chaque année. Ces examens permettent de dépister le cancer de la prostate à un stade précoce, avant qu'il ne cause aucun symptôme.
Fin première partie
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09.07.2010. 23:02
Le cancer du sein chez la Femme
Définition
Le cancer du sein est une tumeur maligne se développant à partir des cellules constituant la glande mammaire. Les cellules malignes se multiplient de manière anarchique et forment la tumeur.
Lorsqu’un cancer du sein n’est pas traité, les cellules tumorales se propagent localement et envahissent les organes de voisinage (extension locale puis extension régionale). Elles peuvent également se propager par voie sanguine ou lymphatique (extension générale) pour atteindre les organes situés à distance (métastases). Les organes les plus fréquemment atteints par les métastases sont les os, les poumons, le foie et le cerveau.Au premier stade, le cancer du sein est trop petit pour être détecté par la palpation des seins ou par les examens de dépistage (mammographie, échographie). Il ne présente à ce stade aucun symptôme. Lorsque les cellules cancéreuses continuent à se développer, la tumeur devient souvent visible sur les examens de dépistage, sans être encore palpable cliniquement.
L’objectif du dépistage du cancer du sein porte essentiellement sur ce stade dit « infra clinique ». La détection est précoce et le traitement aboutit souvent à la guérison. En l’absence de dépistage ou de traitement précoce, les cellules continuent à se développer et la tumeur devient palpable. Plus le stade de détection est tardif, plus le traitement est lourd et les chances de guérison diminuent.
Epidémiologie
Le cancer du sein représente la première cause de mortalité parmi les cancers gynécologiques en France. C’est le cancer le plus fréquent chez la femme. Il concerne environ une femme sur onze au cours de sa vie. Chaque année sont découverts environ 33 000 nouveaux cas de cancer du sein en France. Il est responsable d’environ 11 000 décès par an. Le cancer du sein peut toucher plus rarement l’homme (moins de 1 % des cancers du sein). Environ 10 % des cancers du sein surviennent avant l’âge de 40 ans, 25 % avant 50 ans et 50 % avant 65 ans. L’âge moyen du diagnostic est 61 ans. Les facteurs de risque
• L’âge : de 50 à 60 ans
• Une prédisposition génétique : 5 à 10 % des cancers du sein sont liés à une mutation génétique prédisposant au cancer du sein. Un cancer lié à une prédisposition génétique est suspecté et recherché lorsqu’il existe plusieurs antécédents familiaux de cancer du sein ou des ovaires ; lorsqu’il survient chez une femme jeune (< 40 ans) ; lorsque le cancer est bilatéral (atteignant les deux seins simultanément ou successivement) ; lorsque s’y associe un cancer de l’ovaire. Une consultation de conseil génétique est indiquée dans ces cas.
• Première grossesse tardive : femme n’ayant pas eu de grossesse ou ayant eu une première grossesse après l’âge de 30 ans
• Mastopathies : certaines maladies bénignes du sein augmentent le risque de développer un cancer du sein
• L’obésité
Les symptômes
Au stade débutant, le cancer du sein ne présente aucun symptôme. Les symptômes les plus fréquents d’un cancer du sein ayant une manifestation clinique sont l’apparition d’un nodule (une « boule ») dans le sein. Le cancer peut aussi se manifester par un écoulement mamelonnaire, une déformation du sein, une augmentation du volume du sein, une rétraction du mamelon ou une rougeur au niveau du sein. Une douleur du sein constitue rarement le point d’appel d’un cancer du sein.Tous ces symptômes justifient une consultation médicale. Ils ne sont pas synonymes de cancer car ils correspondent souvent à une pathologie bénigne mais leur présence justifie un avis spécialisé. Dépistage
L’intérêt du dépistage du cancer du sein est de détecter le cancer à un stade précoce, ce qui permettrais alors son traitement par des moyens moins lourds et moins traumatisants. Le traitement du cancer du sein offre beaucoup plus de chance de guérison lorsque celui-ci a été instauré à un stade précoce de la maladie.En France, les recommandations du dépistage du cancer du sein concernent toutes les femmes à partir de l’âge de 50 ans et jusqu’à l’âge de 74 ans. Le dépistage se fait par une mammographie, répétée tous les deux ans. Cet examen est gratuit lorsqu’il est effectué dans le cadre du dépistage. Il peut être prescrit par le médecin traitant ou par le gynécologue. Certains médecins proposent le dépistage à partir de l’âge de 40 ans, voir même avant en cas de situation à risque (prédisposition génétique, antécédent personnel ou familial de cancer du sein, mastopathie à risque).
Diagnostic La présence d'un cancer du sein doit être évoquée lors de l’autopalpation d’un nodule (« boule ») du sein ; lors de la découverte d’une anomalie à l’examen clinique annuel ou lors de la découverte d’une anomalie suspecte à la mammographie. Le diagnostic d’un cancer du sein est porté lors de l’examen histologique d’un fragment du tissu tumoral. L’examen clinique, la mammographie ou l’échographie mammaire servent au dépistage du cancer du sein, mais seul l’examen histologique peut le confirmer avec certitude. L’examen clinique, l’échographie mammaire et la mammographie permettent également l’évaluation de la taille de la tumeur et donc de son stade. Trois types principaux de prélèvements histologiques existent : microbiopsie, macrobiopsie ou biopsie chirurgicale. La microbiopsie (prélèvement d’un fragment de petit calibre) et la macrobiopsie (prélèvement d’un fragment de plus gros calibre) sont souvent pratiquées par un radiologue. Ces prélèvements sont habituellement réalisés sous guidage échographique ou mammographique (biopsie stéréotaxique), ce qui permet d’améliorer leur performance. Ils sont pratiqués sous anesthésie locale, sans hospitalisation. Les résultats sont communiqués quelques jours plus tard au médecin prescripteur qui les remet à son tour à la patiente.
Il existe plusieurs types histologiques de cancer du sein. Leur classification de référence est celle de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) 2002-2003.
La suite de l'article sera publié dans une semaine
16.06.2010. 22:50
Migraine : les traitements de la crise
Maladie courante, la migraine est trop souvent négligée, bien souvent parce que les patients négligent de prendre leurs médicaments. Aujourd'hui, on dispose pourtant d'une gamme de traitements efficaces. Zoom sur ces médicaments de la crise
Dans la migraine, il existe deux types de médicaments. Les premiers sont destinés à soulager immédiatement les maux de tête. Ils doivent, pour être efficaces, être administrés le plus rapidement possible, dès que les signes annonciateurs se manifestent (douleur, modifications visuelles.). Les autres doivent être pris au long cours pour éviter que les crises ne réapparaissent.
Migraine : qu'est-ce que c'est?
La migraine est une forme particulière de céphalée ou mal de tête . Elle se distingue notamment du mal de tête « ordinaire » par sa durée, son intensité et par différents autres symptômes.La migraine commence souvent par une douleur ressentie d' un seul côté de la tête ou localisée près d'un oeil . La douleur est souvent perçue comme des pulsations dans la boîte crânienne. La migraine peut aussi nuire à la vision et entraîner des nausées et des vomissements.
Particularité surprenante, certaines migraines sont précédées de manifestations physiologiques qu'on regroupe sous le nom d' aura . Les auras sont essentiellement des effets visuels qui peuvent prendre la forme d'éclairs lumineux, de lignes aux couleurs vives ou d'une perte de vue temporaire. Au bout de 15 à 30 minutes, ces symptômes disparaissent. Survient alors le mal de tête.
On estime que de 10 % à 20 % de la population est touchée par la migraine en Amérique du Nord et dans le monde.
Évolution
La fréquence des crises de migraine varie beaucoup d'un individu à l'autre. Certaines personnes en ont quelques-unes par année, tandis que d'autres en ont 3 ou 4 fois par mois. Dans certains cas, les crises peuvent survenir plusieurs fois par semaine, mais rarement chaque jour.Les premières crises apparaissent durant l' enfance ou le jeune âge adulte . Au-delà de 40 ans, les migraines se font plus rares et elles disparaissent souvent après 50 ans. .
Les mécanismes de la migraine
On ignore pourquoi certaines personnes ont des maux de tête , des céphalées de tension ou des migraines , et que d'autres n'en ont tout simplement jamais, même si elles sont exposées aux mêmes déclencheurs.
Des années 1960 à 1990, on a cru que les migraines étaient essentiellement causées par des changements vasculaires : un resserrement des vaisseaux sanguins qui entourent le cerveau, suivi d'un gonflement. Or, des recherches menées subséquemment montrent que l'origine de la migraine est beaucoup plus complexe. En effet, c'est toute une cascade de réactions dans le système nerveux qui provoquerait cet intense mal de tête. Ces réactions en chaîne ont des effets non seulement sur les vaisseaux sanguins, mais aussi sur l' inflammation , les neurotransmetteurs et d'autres éléments.
Faute de comprendre à fond les mécanismes de la migraine, on en connaît tout de même de mieux en mieux les éléments déclencheurs (voir Facteurs de risque) et les moyens de la combattre. .
Des médicaments variés pour soulager la crise
Devant une crise passagère, lorsque la migraine n'est pas trop intense, le traitement fait en général appel à de l'aspirine ou au paracétamol à la dose de 500 mg à 1 g. Pris suffisamment tôt et associés à des mesures simples, comme le repos à l'abri de la lumière et du bruit, ces traitements peuvent suffire à enrayer la crise, mais ils sont souvent peu actifs dans les migraines plus sévères.De nombreux migraineux présentent en même temps que le mal de tête des symptômes digestifs, en particulier des nausées. Ceci explique qu'il puisse être utile d'adjoindre à l'aspirine ou au paracétamol des médicaments antinauséeux comme le métoclopramide ou le dompéridone . En pharmacie, on peut d'ailleurs trouver des médicaments combinant aspirine et métoclopramide.
Dans d'autres cas, les malades pourront utiliser des anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l'ibuprofène , le diclofénac ou le naproxène , en général assez efficaces.
Des dérivés de l'ergot de seigle
A côté de ces produits, on trouve des médicaments spécifiques dont l'emploi est réservé au traitement des crises migraineuses. .
Les plus anciens sont représentés par les dérivés de l'ergot de seigle, la dihydroergotamine ou DHE, et le tartrate d'ergotamine associé, dans certains médicaments, à de la caféine. .
La DHE peut être administrée sous forme orale (gélules, comprimés, gouttes) ou sous forme d'un spray nasal . Le tartrate d'ergotamine est vendu sous forme de comprimés. .
source : Doctissimo & passeportsante.net
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27.05.2010. 16:12
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