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Le Débat de la semaine
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les brèves

Claudia Lemboumba Sassou N'Guesso reçue par de hauts dignitaires de l'Eglise

Ajouté le 24/11/2010 - Auteur : linux

La fille du président Denis Sassou N'Guesso, par ailleurs nièce de Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, a participé, à Rome, aux cérémonies qui se sont déroulées dans la Basilique Saint-Pierre.  
Membre de la délégation familiale qui entourait le nouveau cardinal, elle était présente au côté de Laurent Mossengwo Pasinya, lundi en fin de matinée, lorsque celui-ci s'est incliné devant le pape Benoît XVI à l'issue de l'entretien accordé aux familles des nouveaux cardinaux.

Claudia Lemboumba Sassou N'Guesso, conseiller à la communication et aux relations publiques du chef de l'Etat, a profité de son séjour à Rome pour rencontrer de hautes personnalités de l'Eglise catholique, notamment le cardinal Robert Sarah, qui préside désormais le conseil pontifical Cor Unum, et le père Lombardi, de la Compagnie de Jésus, porte-parole du Souverain pontife, qui dirige Radio-Vatican. Elle a eu, par ailleurs, plusieurs entretiens avec le nouveau cardinal de Kinshasa.

source : les DB

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Poliovirus : déjà 101 morts

Ajouté le 10/11/2010 - Auteur : linux

"C'est trop de morts" pour ce nombre de cas. "C'est une vraie catastrophe nationale", s'est alarmé à IPS, Dr Jean Vivien Moumbouli, directeur de recherches au Laboratoire national basé à Brazzaville, la capitale congolaise.

"C'est une très grave épidémie qui tue en 48 heures", a martelé de son côté, devant des journalistes, Dr Alexis Elira Dokekias, directeur général de la Santé.

D'après la Direction de lutte contre la maladie, cette épidémie a déjà tué 97 personnes à Pointe-Noire, la capitale économique du pays, deux personnes à Dolisie et une personne à Nkayi, dans le sud-ouest. Un autre cas de décès a été enregistré la semaine dernière à Brazzaville.

Dr Elira Dokekias a annoncé un cas venu du nord du pays, et reçu à Brazzaville le lundi, 8 novembre.

Selon le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies, basé à Atlanta aux Etats-Unis, et où les prélèvements ont été examinés, il s'agit d'un "virus sauvage de polio de type 1, très virulent".

Dr Moumbouli affirme que cette maladie n'a pas de traitement. "On peut mettre le patient sous antibiotique juste pour atténuer les douleurs. S'il s'en sort, il vivra avec des infirmités", a-t-il souligné.

A Pointe-Noire, l'épicentre de l'épidémie, les populations sont désemparées. Le gouvernement communique très peu sur la maladie. "On ne sait même pas de quoi il s'agit, tellement qu'on spécule sur cette maladie", a déploré Jean Bakala, habitant de la commune de Loandjili où on compte le plus de victimes.

"Mon père de 45 ans a contracté cette polio. Mais les médecins ne voulaient pas l'approcher, craignant eux-mêmes d'être contaminés. Cela m'a beaucoup choqué", a témoigné à IPS, Hermane Bouity, dont le père, décédé quelques jours après, était interné à l'hôpital Adolphe Cissé de Pointe-Noire.

Tous les cas sont référenciés dans les deux hôpitaux généraux de la ville océane: Loandjili et Cissé. "Nous ne sommes peut-être pas débordés, mais nous avons nous-mêmes peur", a confessé, sous l'anonymat, une infirmière de l'hôpital de Loandjili.

Même les organisations non gouvernementales (ONG) sont aux abois. "On ne sait quelles précautions prendre, car nous ignorons tout de cette maladie. Les populations sont abandonnées", a fustigé à IPS, Brice Mackosso, secrétaire général de la Commission justice et paix, une ONG proche de l'église catholique, basée à Pointe-Noire.

"C'est déplorable pour notre pays qui a plus de six milliards de dollars de budget, qu'on n'ait pas de laboratoire de contrôle de qualité de biens de consommation", a-t-il regretté.

"Le gouvernement est totalement responsable de la propagation de cette épidémie, car il ne communique pas. A la télévision et à la radio nationales, on ne voit rien, et on n'entend rien", a dénoncé Roch Euloge N'zobo, de l'Observatoire congolais des droits de l'Homme, une ONG basée à Brazzaville. "Il y a eu une grande inefficacité dans la réaction du gouvernement", a-t-il déclaré à IPS.

Informées trois semaines après les premiers cas, début octobre, les autorités ont d'abord voulu savoir la nature de la pathologie. Ce n'est que début novembre qu'elles ont commencé timidement à communiquer. "C'est un virus qui attaque le système nerveux, qui paralyse tout le corps et qui tue", a indiqué Dr Elira Dokekias aux médias d'Etat.

"Il faut observer l'hygiène de base. Le virus se trouve dans les selles et se transmet par voie orale. Mais par défaut d'hygiène, il peut être dans l'eau, dans les légumes ou les fruits", a-t-il expliqué.

"Les vaccins arrivent avec beaucoup de retard. Ceux qui sont atteints ne seront plus sauvés, car il faut au moins trois semaines pour que ça agisse", a affirmé, amèrement, Anatole Bikou, un délégué médical à Pointe-Noire.

La campagne de vaccination qui commencera le 12 novembre concerne d'abord tous les habitants de Pointe-Noire, et le reste de la population du pays ensuite. Il faut pour cela 12 millions de doses de vaccin, a déclaré Dr Elira Dokekias.

Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a annoncé un appui de cinq millions de doses venant de ses stocks de Copenhague, au Danemark. L'UNICEF recherche cependant quelque trois millions de dollars pour compléter ce stock avec d'autres vaccins.

Interrogé par IPS, le responsable du Programme national élargi de vaccination (PEV), Dr Edouard Ndinga, n'a pas souhaité communiquer sur le nombre de doses que possède le Congo.

"Nous n'avons rien, on attend que la communauté internationale nous vienne en aide", a commenté N'zobo.

Le point réalisé en juillet dernier par le PEV avait révélé que le taux de couverture vaccinale contre la poliomyélite au Congo était de 90 pour cent. Et le dernier virus sauvage de poliomyélite a été détecté depuis 2000. C'est pourquoi les autorités suspectent un virus venu d'un «pays voisin».

Selon l'Organisation mondiale de la santé, l'Angola compte encore 25 cas de poliovirus sauvage, et 28 cas sont enregistrés en République démocratique du Congo. Parmi les cas détectés à Pointe-Noire, quatre sont venus de Cabinda, une province angolaise voisine du Congo. «Nous avons un peu baissé la surveillance épidémiologique frontalière», regrette Dr Elira Dokekias.

source :  All Africa 

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Le Congo va lancer un programme national d'afforestation et de reboisement en 2011

Ajouté le 08/11/2010 - Auteur : linux

APA-Brazzaville (Congo) Le Congo va lancer un programme national d'afforestation et de reboisement en 2011 - Année internationale des forêts - en vue de la « création d'emplois et l'amélioration des revenus des acteurs impliqués dans l'économie nationale », a déclaré jeudi le ministre congolais du Développement durable, de l'Economie forestière et de l'Environnement, Henri Djombo.

« Fort des résultats de la recherche forestière congolaise qui ont permis de mettre au point, pour la première fois au monde, la technique de clonage de l'eucalyptus à Pointe-Noire et de l'expérience acquise par notre pays dans le domaine des plantations forestières, un programme national d'afforestation et de reboisement sera lancé en 2011 - année internationale des forêts », a dit M. Djombo dans son message à l'occasion de la célébration, le 6 novembre, de la 24ème journée Journée nationale de l'arbre.

Cette année, la journée sera célébrée sous le thème « Luttons contre la déforestation et la dégradation de nos forêts en plantant et en respectant les arbres afin de stabiliser le climat ».

Henri Djombo a dit que « ce programme contribuera à la création d'emplois ainsi que l'amélioration des revenus des acteurs impliqués dans l'économie nationale ».

Il bénéficie déjà de l'appui de certains organismes internationaux et d'autres pays », a-t-il dit, ajoutant que la journée, « un repère » pour la nation congolaise, marque le renouvellement des engagements pris par le gouvernement congolais concernant la lutte contre les changements climatiques.

L'institution de cette journée vise la sauvegarde du patrimoine forestier naturel à travers le reboisement populaire. Par ailleurs, cette journée poursuit d'autres objectifs comme intégrer l'arbre dans les stratégies de développement socioéconomique et culturel ; prévenir les conséquences de la dégradation des écosystèmes forestiers et promouvoir la culture de l'arbre au Congo.

« Les progrès réalisés par le Congo dans les domaines de la gestion durable et de la certification forestière, le placent en bonne position sur l'échiquier mondial en matière de gestion durable des forêts », a souligné Henri Djombo.

Le ministère a adopté depuis 2004 une nouvelle stratégie qui porte sur la promotion des forêts privées et villageoises, avec l'appui du Service national de reboisement, en vue de promouvoir la plantation d'arbres comme une activité économique nouvelle, mais également de satisfaire des besoins en bois de chauffe, de service d'œuvre et d'industrie.

Quelque 67% du territoire congolais est couvert par la forêt et c'est depuis 1950 que le Congo a mis en place son premier programme de reboisement sur une superficie d'environ 12.500 hectares dans le Mayombe au sud du pays.

Cette expérience s'est amplifiée en 1974 avec la maîtrise du bouturage de l'eucalyptus dont la superficie du reboisement est passée à plus de 52.000 hectares.

source : APA

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Ruralité

Ajouté le 06/11/2010 - Auteur : linux

À de nombreux signes, l'on perçoit aujourd'hui que la mise en valeur du territoire national sera la grande affaire du septennat. La multiplication des travaux routiers, la création des premiers villages agricoles, la mise en place dans tous les départements d'écoles et de centres de santé, la réorganisation des administrations locales visent de façon claire à permettre aux Congolais de vivre là où ils sont nés, là où ils ont grandi, là où logiquement ils devraient pouvoir mener de bout en bout leur existence.

Le problème auquel notre pays se trouve confronté dans ce domaine tient au fait qu'il dispose d'espaces immenses, très fertiles, et sur lesquels, par conséquent, pourrait se construire une agriculture moderne, mais que sa population tend à déserter les campagnes pour se concentrer dans les villes. Ce qui ne peut que rendre très difficile la révolution agricole à laquelle s'attaquent les autorités de la République. Remarquons, avant d'aller plus loin, que le Congo n'est pas le seul pays de la planète à affronter un tel problème. Et que des pays beaucoup plus vastes encore, comme le Brésil, la Russie, la Chine même, sont confrontés à de semblables difficultés.

Car le monde moderne est ainsi fait que les villes attirent de plus en plus de monde alors même que, du fait de leur extension, celles-ci deviennent chaque jour plus inhumaines. Un phénomène que l'Europe et l'Amérique, prises dans le tourbillon de l'industrialisation et de l'urbanisation qui a marqué le siècle précédent, ont connu et contre lequel l'une comme l'autre se sont montrées incapables de lutter. Toute la question est donc de savoir si le « Chemin d'avenir » saura résoudre ce qui ressemble à la quadrature du cercle, c'est-à-dire faire en sorte que la modernisation de l'économie congolaise n'entraîne pas la désertification des campagnes qui, partout ailleurs, accompagne ce mouvement.

D'aucuns expliqueront doctement que tel est l'objectif poursuivi à travers la création des villages agricoles, laquelle vise à structurer l'espace national de façon telle qu'une agriculture moderne se substitue à l'agriculture archaïque héritée des temps anciens. Mais s'ils sont objectifs, ils reconnaîtront avec nous que ces nouveaux villages, aussi bien conçus soient-ils, ne parviendront pas à régler la délicate question de l'aménagement du territoire. Il est donc nécessaire, indispensable même, dans le même temps où l'on crée ces entités modernes, de se préoccuper concrètement de donner ou de redonner vie aux villages existants.

Y songe-t-on en haut lieu ?

Les Dépêches de Brazzaville

Coopération Congo-France : ouverture de l'Ecole nationale à vocation régionale Génie-travaux

Ajouté le 21/09/2010 - Auteur : linux

Le ministre à la présidence, chargé de la Défense nationale, Charles Zacharie Bowao, a présidé le 20 septembre à l'académie militaire Marien Ngouabi, la cérémonie d'ouverture officielle de l'Ecole nationale à vocation régionale (Envr) Génie-travaux. Un projet réalisé par le biais de la coopération française pour participer, d'une part, à la montée en puissance d'une architecture de paix et de sécurité en Afrique, et d'autre part, à la formation des militaires de tout grade qui pourront intégrer les unités formant les brigades régionales de la force africaine en attente.

L'école accueillera pour cette année 32 stagiaires étrangers venus de seize pays différents de l'Afrique sub-saharienne. Elle a pour vocation de former des officiers et des sous-officiers dans le domaine opérationnel des Génie-travaux. Le premier stage, qui concerne les officiers, est un stage de division d'application (durée 9 mois). Au niveau des sous-officiers ce sera un stage BIO : bâtiment - infrastructure - opérationnel 1er niveau (durée 9 semaines). Ces deux stages permettront également de valider la formation actuelle et d'envisager d'ouvrir l'école à un plus grand nombre de stagiaires. Le rythme de croisière annuel pourra atteindre un centaine de stagiaires dès que le second bâtiment d'hébergement sera construit. Les stages seront ouverts à tous les militaires (lieutenant, division d'application, militaire de rang venu chercher une spécialité) mais aussi à des civils.

Dans un futur très proche, l'école pourrait diversifier ses offres de formation pour des expertises plus fines comme la production d'eau et d'énergie, la mécanique sur engin des travaux publics, voire une application à l'agriculture mécanisée, à l'instar de ce qui se fait en France au sein du service militaire adapté. L'objectif envisagé est : offrir à des jeunes, souvent en difficulté scolaire, une qualification reconnue ouvrant sur un métier.

Par ailleurs, la création de l'Envr repose sur le principe de mutualisation des infrastructures avec l'académie militaire Marien Ngouabi. Elle comprend plusieurs bâtiments parmi lesquels, un poste de commandement, un bâtiment à l'instruction, une zone-vie pour les stagiaires (cuisine, réfectoires, etc.), puis une zone technique.

« Cette Envr possède dès maintenant les atouts pour devenir un centre d'excellence tant national qu'international. Nous devons répondre aux fortes attentes des pays africains qui nous font l'honneur d'envoyer les stagiaires dès cette année. La présence de représentants de seize nations du continent montre la confiance qui est d'emblée accordée à l'école de Brazzaville. Nous devons bien sûr être au rendez-vous », a fait observer le général de corps d'armée Bruno Clément-Bollée, nouveau directeur de la coopération de sécurité et de défense au ministère des Affaires étrangères et européennes. « La coopération militaire franco-congolaise n'est pas statique. Elle se consolide dans un partenariat responsable, conjointement assumé. L'école dont nous procédons à l'ouverture en est l'illustration », a affirmé le ministre Charles Zacharie Bowao.

Outre les allocutions prononcées, les participants ont assisté à la cérémonie de prise de commandement par le commandant de l'école, le colonel Jean Brice Malonga. Deux autres faits majeurs ont suivi : la remise des clefs des engins au chef d'état-major général des Fac, Charles Richard Mondjo, par le nouveau directeur de la coopération de sécurité et de défense au ministère des Affaires étrangères et européennes, Bruno Clément-Bollée, suivi du défilé militaire. C'est par une visite de la zone technique guidée par le commandant de l'école que cette cérémonie a pris fin.

L'ambassadeur de France au Congo, les attachés de défense accrédités au Congo, le secrétaire général du conseil national de sécurité, le chef d'état-major général des Fac, les présidents des commissions de défense et de sécurité du Sénat et de l'Assemblée nationale, les officiers, sous-officiers et hommes de rang assistaient à cette cérémonie.

Guillaume Ondzé

source : les dépêches de Brazzaville

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Le Congo va abriter un forum international sur le marché financier en décembre

Ajouté le 09/09/2010 - Auteur : linux

Le Congo Brazzaville va abriter, du 1er au 3 décembre prochain, un forum international sur le marché financier de l'Afrique centrale (JMFAC) sous le thème "La bourse au service du financement des entreprises de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC)", a annoncé, mardi, à Brazzaville, une source proche de la Commission de surveillance du marché financier de l'Afrique centrale (COSUMAF).

Organisés par la COSUMAF, ces journées d'échange verront la participation de deux cent cinquante professionnels des finances originaires des six pays de la zone CEMAC, ainsi qu'une vingtaine d'experts français, marocains, tunisiens et des pays de l'Union économique et monétaire de l'Afrique de l'ouest (UEMOA).

Selon les organisateurs, les débats devraient permettre aux participants de poser clairement la problématique du financement des investissements par recours au marché financier, de définir avec précision le mode d'emploi concernant la préparation d'introduction en bourse et d'examiner toutes les mesures en ce qui concerne la promotion du développement du marché financier en Afrique centrale.

"Cette manifestation d'envergure constituera le point d'orgue des activités de la COSUMAF en 2010, une année considérée comme celle qui marquera l'éclosion d'une zone CEMAC émergente. Notre ambition est de faire jouer au marché financier de l'Afrique centrale un rôle de premier plan en matière de financement de cette croissance annoncée et de satisfaire de manière substantielle les besoins de capitaux que requiert l'exécution du Programme économique régional ( PER)", a expliqué le président de la COSUMAF, Alexandre Gandou.

Le premier forum s'est en 2009 à Libreville au Gabon, rappelle-t-on.

Afrique echos

Congo: le pasteur Ntumi battu lors d'une législative partielle dans le Pool

Ajouté le 21/07/2010 - Auteur : linux

BRAZZAVILLE — L'ex-chef rebelle congolais, Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi, devenu opposant non armé, a perdu l'élection législative partielle organisée à Mindouli, dans son ancien fief du Pool (sud), selon les résultats publiés mardi par le ministère de l'Intérieur.

La députée sortante Adélaïde Mougany, également ministre des Petites et moyennes entreprises, a obtenu dimanche 69,36% des voix contre 30,64% pour Pasteur Ntumi, a déclaré le ministre de l'Intérieur Zéphirin Mboulou qui s'est félicité de la tenue de l?élection "dans un climat apaisé".

L'élection partielle était organisée à la suite du décès en octobre 2009 du suppléant de Mme Mougany, Auguste Passi Mouba. Selon la loi, un ministre peut être élu député mais il ne peut pas siéger, et doit céder son fauteuil au parlement à son suppléant.

En 2007 lors des législatives au plan national, M. Ntumi, qui était alors toujours dans le maquis, avait déjà échoué à se faire élire, cette fois, dans la circonscription de Vindza, également dans le Pool.

Un des centres névralgiques de la guerre du Pool, qui a opposé entre 1998 et 2003 les combattants ninjas du Pasteur Ntumi et l'armée régulière, la cité de Mindouli est située sur la ligne du chemin de fer reliant Brazzaville et Pointe-Noire (sud), la capitale économique du Congo.

M. Ntumi s'était présenté sous le label du Conseil national de résistance (CNR, parti issu de l'ancienne rébellion, crée en 2007) et Mme Mougany pour le compte du Rassemblement de la majorité présidentielle (RMP), dont le Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) est chef de file.

Pasteur Ntumi a pris en décembre 2009 ses fonctions de Délégué général chargé de la promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre, après 12 ans passés dans le maquis.

Il avait signé en 2003 un accord de paix avec Brazzaville, et a transformé en 2007 son mouvement en parti politique.

Copyright © 2010 AFP.

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Dispositif anti-Ebola au Congo après des "cas suspects" révélés négatifs

Ajouté le 06/07/2010 - Auteur : linux

BRAZZAVILLE — Un dispositif de "riposte" contre la fièvre Ebola a été déployé dans le nord-ouest du Congo après la découverte de cinq cas soupçonnés d'être de fièvre hémorragique aiguë mais qui se sont révélés négatifs, a appris l'AFP lundi de sources sanitaires concordantes.

Trois décès ont été enregistrés parmi ces "cinq cas suspects de fièvre hémorragique aiguë" recensés dans le village de Mokouangonda, dans le district de Mokéko (région de Sangha, nord-ouest), selon un communiqué diffusé la semaine dernière par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et qui a été confirmé à l'AFP par le directeur de la Santé du Congo, Pr Alexis Elira Dokekias.

Les personnes décédées ont eu des saignements de nez, une diarrhée sanglante, de la toux et de la fièvre - symptômes de la fièvre hémorragique aiguë - mais les prélèvements effectués ont indiqué qu'il ne s'agissait pas de fièvre Ebola, selon le Pr Elira Dokekias. Le Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF), au Gabon, qui a examiné les prélèvements, a aussi affirmé à l'AFP qu'ils avaient été "négatifs".

"Il n'y a pas de caractéristique clinique d'une fièvre Ebola. On a pris toutes les mesures de riposte comme si c'était la fièvre Ebola, parce que ça se passe non loin du Parc national d'Odzala" où des cas d'Ebola ont été enregistrés dans le passé chez les gorilles mais aussi, en 2003, chez des humains avec des décès, a précisé Pr Elira Dokekias.

"De tous les cas suspects (les cinq recensés, NDLR), personne n'a été en contact avec des animaux. Pour l'heure, tous les prélèvements effectués se sont révélés négatifs. Notre +ceinture de bouclage+ (contre le virus Ebola) a été élargie", a-t-il ajouté, sans plus de détails.

Le CIRMF, basé dans le sud-est du Gabon, a reçu le 29 juin et traité des échantillons cliniques en provenance du Congo pour le diagnostic, selon son responsable de la Communication, Norbert Mouyabi.

"Les prélèvements qui nous ont été envoyés ont tous été négatifs. Si c'est négatif, c'est donc qu'il ne s'agit pas de fièvre hémorragique aiguë", a déclaré M. Mouyabi, joint depuis Libreville.

Selon une source au bureau brazzavillois de l'OMS, cette organisation internationale avait dépêché dans la Shanga une mission qui avait abouti à la même conclusion: "Notre équipe confirme que les prélèvements sont négatifs".

Il n'existe pas encore de vaccin et de traitement efficace contre l'Ebola. La seule solution est l'isolement des malades et la fourniture de protections (gants chirurgicaux, masques...) au personnel soignant. D'après l'OMS, environ 1.850 cas d'Ebola - dont plus de 1.200 décès - ont été documentés depuis son apparition, en 1976.

Copyright © 2010 AFP.

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Congo: trois jours après le déraillement meurtrier, le train roule à nouveau

Ajouté le 25/06/2010 - Auteur : linux

POINTE-NOIRE — Trois jours après le déraillement d'un train bondé qui a fait au moins 76 morts au Congo, le train circulait de nouveau jeudi entre la capitale économique Pointe-Noire (sud) et Brazzaville, alors que les critiques ne tarissaient pas contre les autorités.

"Le trafic a repris depuis hier (mercredi) soir. Le premier train est parti à destination de Brazzaville, il y avait quelques passagers et beaucoup de marchandises", a déclaré à l'AFP à Pointe-Noire Frédéric Filackembo, directeur des voies ferroviaires du Congo.

Le déraillement qui s'est produit à Yanga, à 60 km à l'est de Pointe-Noire le 21 juin a secoué le pays.

Selon la cellule de crise, 76 corps ont été retirés des lieux de l'accident. Parmi plusieurs centaines de personnes blessées, certaines ont pu regagner leurs familles, mais 160 demeuraient hospitalisées à Pointe-Noire.

Selon la compagnie du Chemin de fer Congo-Océan (CFCO), établissement public qui exploite la ligne, l'accident est dû à une erreur du conducteur mais le train était également surchargé.

Le gouvernement a de son côté évoqué "une vitesse quelque peu excessive" sur cette principale voie d'échanges reliant sur 510 km Brazzaville et Pointe-Noire (sur un réseau global de près de 890 km).

Trois jours après l'accident, les critiques contre les autorités - à la fois celles de CFCO et de l'Etat - continuaient de fuser.

Le Congolais Ange Gabriel Oranga, 51 ans, père d'une passagère ayant eu un bras cassé et des blessures notamment au dos, en a gros sur le coeur contre le CFCO, qu'il accuse d'une mauvaise gestion.

"C'est la énième fois que nous avons ce genre d'accident, et chaque fois, on impute la responsabilité au conducteur", a-t-il déclaré à l'AFP dans un des hôpitaux de Pointe-Noire où sont admis les blessés. "Les rails sont en très mauvais état. Ils ne datent pas d'aujourd'hui. Le CFCO brasse des millions qu'il utilise pour autre chose", a-t-il lancé.

Dans un éditorial publié jeudi, le quotidien pro-gouvernemental congolais Les Dépêches de Brazzaville estime que ce "drame (...) était inévitable", tout en soulignant les responsabilités de l'Etat dans la gestion de la ligne et, partant, de l'accident.

"N'accablons pas les hommes qui ont causé ce drame. Ils ne sont que les instruments d'une tragédie qui, tôt ou tard, devait se produire et qui se reproduira à terme plus ou moins rapproché si l'Etat ne se décide pas très vite à mettre de l'ordre dans une institution qui, depuis longtemps, échappe à son autorité", affirme-t-il, dénonçant également diverses tracasseries pour les voyageurs du CFCO.

Le journal exhorte l'Etat à "combattre le désordre" dans le secteur et à "dégager les moyens techniques et financiers nécessaires pour moderniser" la ligne de chemin de fer, qui date des années 1930.

D'après le CFCO, 14 trains de marchandises et deux trains rapides transportant des voyageurs partent chaque semaine de Pointe-Noire, sur l'océan Atlantique, pour Brazzaville, sur le fleuve Congo.

Son directeur général, Sauveur Joseph El Bez, dit envisager pour "l'orée 2012" que le transport atteindrait 1,65 million de tonnes de marchandises et 1,28 million de voyageurs par an.

De Laudes Martial MBON (AFP)

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Congo: Le gouvernement accusé d'être responsable de l'accident ferroviaire

Ajouté le 25/06/2010 - Auteur : linux

Brazzaville, Congo - L'opposition congolaise, regroupée au sein de l'Alliance pour la république et la démocratie (ARD), a accusé le gouvernement congolais d'être responsable de l'accident ferroviaire qui a fait 76 morts et 745 blessés dans la nuit de lundi à mardi dans le sud du pays.

"Le gouvernement ne conçoit aucun programme de réhabilitation de la voie ferrée, sa responsabilité est très grande dans ce drame, même si l'excès de vitesse en serait la cause principale", a déclaré un leader de l'ARD, Mathias Dzon, au cours d'une conférence de presse, mercredi à Brazzaville.

Par ailleurs, l'opposition reproche au gouvernement de ne pas songer à améliorer les conditions de voyage sur le Chemin de fer Congo-Océan (CFCO).

"Notre voie ferrée date de 1936. Les différentes guerres que le Congo a connues ont considérablement contribué à sa détérioration, suite au déchaussement des rails par les bandits armés", a commenté M. Dzon.

Trois accidents graves se sont déjà produits dans cette zone du Mayombe.

En septembre 1991, la collision du train du CFCO et celui de la Compagnie minière de l'Ogooué (COMILOG) du Gabon à Mvougounti avait fait plus de 100 victimes et en 2001, la déraillement d'un train avait causé la mort d'une trentaine de personnes.

Brazzaville - Pana 24/06/2010

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