
Le Congo Brazzaville va abriter, du 1er au 3 décembre prochain, un forum international sur le marché financier de l'Afrique centrale (JMFAC) sous le thème "La bourse au service du financement des entreprises de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC)", a annoncé, mardi, à Brazzaville, une source proche de la Commission de surveillance du marché financier de l'Afrique centrale (COSUMAF).
Organisés par la COSUMAF, ces journées d'échange verront la participation de deux cent cinquante professionnels des finances originaires des six pays de la zone CEMAC, ainsi qu'une vingtaine d'experts français, marocains, tunisiens et des pays de l'Union économique et monétaire de l'Afrique de l'ouest (UEMOA).
Selon les organisateurs, les débats devraient permettre aux participants de poser clairement la problématique du financement des investissements par recours au marché financier, de définir avec précision le mode d'emploi concernant la préparation d'introduction en bourse et d'examiner toutes les mesures en ce qui concerne la promotion du développement du marché financier en Afrique centrale.
"Cette manifestation d'envergure constituera le point d'orgue des activités de la COSUMAF en 2010, une année considérée comme celle qui marquera l'éclosion d'une zone CEMAC émergente. Notre ambition est de faire jouer au marché financier de l'Afrique centrale un rôle de premier plan en matière de financement de cette croissance annoncée et de satisfaire de manière substantielle les besoins de capitaux que requiert l'exécution du Programme économique régional ( PER)", a expliqué le président de la COSUMAF, Alexandre Gandou.
Le premier forum s'est en 2009 à Libreville au Gabon, rappelle-t-on.
Pana
BOUAKE (Côte d'Ivoire) - Le porte-parole de l'ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN), Sidiki Konaté, a mis en garde lundi contre un risque de "guerre civile" dans le pays, après les violences de la semaine dernière autour de la liste électorale."Vous avez aujourd'hui dans les localités un péril réel sur la coexistence pacifique des communautés", a averti M. Konaté, s'exprimant devant la presse à Bouaké (centre), fief des FN, à l'issue d'une réunion de la direction politique ex-rebelle avec ses délégués."Les communautés se regardent en chiens de faïence, prêtes à s'attaquer",
a-t-il affirmé."
Ce sont les germes d'une guerre civile, chacun préparant déjà sa munition", a assuré le porte-parole, également ministre du Tourisme dans le gouvernement d'union nationale. Disant vouloir "attirer l'attention de tous les partenaires sociaux, nationaux et internationaux sur ce danger", il a indiqué que les FN dirigées par le Premier ministre Guillaume Soro "appellent tous les acteurs politiques
au calme"."Des groupes de personnes interfèrent régulièrement de façon partisane et tendancieuse dans les arcanes de l'administration préfectorale et judiciaire", a-t-il aussi accusé. Le parti du président Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), a chargé des équipes de débusquer de présumés fraudeurs à la nationalité inscrits sur la liste électorale, pour les faire radier de la liste par les tribunaux.
La semaine dernière, plusieurs incidents sérieux ont éclaté dans le pays, des manifestants proches de l'opposition protestant contre des procès pour radiation. La question de la nationalité est au coeur de la crise ivoirienne, née en 2002 du coup d'Etat manqué de la rébellion et que doit clore un scrutin présidentiel reporté depuis 2005.
AFP
Kofi Yamgnane ne pourra pas se présenter à l'élection présidentielle du Togo le 28 février : la Cour constitutionnelle togolaise a invalidé sa candidature. Principal motif invoqué : la date de naissance de l'ancien maire de Saint-Coulitz, en Bretagne, est différente de celle indiquée sur son passeport togolais.
Yamgnane, candidat du mouvement Sursaut Togo, dénonce une «décision politique» visant à «écarter le candidat le plus dangereux pour le Rpt» [Rassemblement du peuple togolais, le parti au pouvoir, ndlr] du Président, Faure Gnassingbé.
«De nature à fragiliser la sécurité juridique du pays»
La Cour constitutionnelle, présidée par Abdou Assouma, vient d'opposer une fin de non-recevoir aux ambitions présidentielles de Kofi Yamgnane, ce 2 février 2010, soit quatre semaines avant la Présidentielle togolaise. Plusieurs raisons, selon la Cour, constituent autant d'irrégularités qui invalident la candidature du natif de Bandjéni : non-résidence ces 12 derniers mois sur le sol togolais, apposition d'empreintes et non de signatures d'électeurs sur le document de parrainage, double nationalité, doute sur la date de naissance car le passeport français de Kofi Yamgnane indique le 11 octobre 1945 et celui togolais mentionne le 31 décembre 1945.
Si sur les trois premières anomalies, l'institution judiciaire a passé l'éponge, elle a brandi l'argument suivant sur la question de la date de naissance de Kofi Yamgnane : «Cette situation est de nature à semer la confusion sur l'identité de la personne et, par voie de conséquence, à fragiliser la sécurité juridique et judiciaire inhérente à la magistrature suprême du pays.»
Apparemment, le refrain que répète à l'envi le recalé, à savoir : «En France, je suis chez moi, au Togo je suis également chez moi», n'a pas convaincu les juges de la Cour constitutionnelle. Exit donc Kofi Yamgnane. Un remake de ce qu'a vécu Gilchrist Olympio [leader de l'Union des forces du changement et candidat à l'élection du 28 février] en 2005 et aux présidentielles antérieures.
Après donc les valses-hésitations du président de l'Union des forces du changement (Ufc) pour cause de maladie et sans doute pour des raisons politiciennes, voilà un autre candidat envoyé au tapis par la Cour constitutionnelle.
Adresser un message fort à la France
Mais au-delà de l'argumentaire - du reste juridiquement imparable - de cette Cour, certaines questions politiques se posent. Les partisans de Sursaut Togo, le mouvement de l'ancien secrétaire d'Etat de Mitterrand, ne sont pas loin de penser qu'il s'agit d'une manœuvre pour écarter un adversaire sérieux. On ne peut pas leur donner totalement tort. En effet, Yamgnane est revenu au Togo avec d'importants moyens financiers. Il suffit de voir son Qg de campagne au quartier Casablanca, à Lomé, ses 4x4 rutilants qui parcourent la campagne, ses flyers et affiches qu'il distribue et les tournées qu'il effectue dans le Togo profond pour se convaincre qu'il possède le nerf de la politique. En outre, Bandjéni, son fief, est dans la région de Kara (Nord), autant dire dans le vivier électoral naturel des Gnassingbé, et il se murmure que Yamgnane a fait un formidable travail de sape dans cette partie septentrionale du Togo, une œuvre qui pourrait faire basculer une bonne partie de cet électorat dans le giron de Sursaut Togo. On se souvient qu'il y a 3 mois, un diplomate français en poste à Lomé a été renvoyé à Paris parce qu'il avait des atomes trop crochus avec Yamgnane. A-t-on voulu, par ce recalage, adresser un message fort à la France ?
Toujours est-il qu'en éliminant le patron de Sursaut Togo, le nombre de candidats passe de huit à sept, parmi lesquels pas plus de trois prétendants valables de l'opposition (moyens, envergure nationale, assise électorale). Ce qui facilite la tâche au Président sortant, Faure Gnassingbé, d'autant que le mode de scrutin, à un seul tour, s'apparente pour les opposants africains à un aller-simple pour l'abattoir politique…
mise en ligne congo-internet.com
Le sujet dominant d'actualité abordé par les journaux parus ce jeudi à Kinshasa se rapporte à la sortie médiatique de l'ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé à la chaîne « Africa 24 ». Il sollicite la liberté provisoire pour JP Bemba
Ange-Félix Patassé pour la liberté de Bemba ! Cette information fait la Une de bon nombre de journaux parus ce jeudi à Kinshasa. LA PROSPERITE rapporte à ce sujet que Ange-Félix Patassé, celui-là que les avocats de Bemba ont incriminé lors des audiences de confirmation des charges, est monté au créneau pour solliciter la mise en liberté provisoire du leader du Mlc, en détention dans les geôles de la CPI.
L'ancien président de la République centrafricaine s'est exprimé mercredi à la chaîne à vocation panafricaine « Africa 24 ». Patassé s'est dit confiant en Luis Moreno Ocampo, Procureur de la CPI, en ce que le jugement de son ancien coéquipier lors des événements malheureux de 2002-2003 à Bangui, JP Bemba, sera rendu en tout équilibre.
LE PALMARES note qu'en dépit de ces déclarations de bonne intention, l'affaire Bemba reste une écharde dans le pied de Patassé. Tôt ou tard, la CPI se verra obligée de l'interpeller pour des raisons d'équité et de crédibilité.
L'AVENIR note, pour sa part, que l'ancien président centrafricain qui avait appelé JP Bemba à sa rescousse et qui n'est pas inquiété par la CPI, plaide pour une liberté provisoire en faveur de JP Bemba. En ce qui concerne son propre sort, Ange Patassé estime que le Procureur Moreno est un homme juste et équilibré pour remonter jusqu'à lui.
Sous le titre : « JP Bemba. Quand Patassé se lave les mains » , LE PHARE indique que ceux savent décrypter les messages politiques ont bien saisi celui envoyé par Ange-Félix Patassé. Lorsqu'il réclame la liberté provisoire pour JP Bemba, M. Patassé n'a pas oublié que les avocats de ce dernier ont rejeté toute la responsabilité des dérapages survenus à Bangui sur le président centrafricain qu'il fut. « Car tout le matériel de combat, c'est-à-dire, les véhicules, le carburant ainsi que les uniformes avaient été fournis sur son instruction directe », avaient plaidé les avocats de JP Bemba. En clair, c'est lui qui devrait être à la Haye et non JP Bemba.
« Kinshasa : où vont les recettes de la vente des vignettes ? » . Cette question est soulevée par FORUM DES AS. Le quotidien de l'avenue Tombalbaye note que c'est depuis un bon bout de temps que, face à l'avalanche des taxes et au vu des conditions difficiles dans lesquelles ils vivent, que les Kinois se posent éternellement la question : où sont passées les recettes de la vente des vignettes 2007-2008 ?
Le confrère reconnaît que quelquefois, le gouverneur André Kimbuta, profitant de certaines manifestations, a tenté d'y répondre sans vraiment convaincre. Voilà maintenant qu'un député provincial de Kinshasa, Martin Fayulu, vole au secours des habitants de la capitale congolaise en s'appropriant cette démarche à travers une question orale.
« Pourquoi la Monuc a été jugée inefficace » . C'est le titre qu'affiche LE POTENTIEL dans sa livraison de ce jeudi. Le quotidien de l'avenue Bas – Congo rapporte que l'évaluation des missions de paix des Nations Unies est à l'ordre du jour. Le premier constat est amer : certaines opérations durent longtemps sans progrès significatif, d'autres sont incapables de remplir leur mandat, parfois irréaliste et mal défini. La Monuc est classée dans cette catégorie. Pourquoi ?
Une chose que l'on ne doit jamais oublier, selon le confrère, c'est que l'ONU est ce que les puissances financières qui l'ont créée veulent qu'elle soit. Elle réagit selon leur volonté et les objectifs qu'elles veulent atteindre en prenant en compte leurs propres intérêts…
Théodore Ngangu/MMC
ABIDJAN - Un quotidien ivoirien d`opposition a été suspendu pour trois jours, après avoir vivement attaqué des proches du président Laurent Gbagbo, a-t-on appris jeudi de source officielle.
Dans un communiqué, le Conseil national de la presse (CNP) a condamné des articles publiés fin janvier par le Patriote, très proche du Rassemblement des républicains (RDR) de l`ex-Premier ministre Alassane Ouattara, l`un des principaux rivaux de M. Gbagbo pour la prochaine élection présidentielle.
Le journal s`attaquait notamment à des personnalités du Front populaire ivoirien (FPI, parti présidentiel), dont le ministre de l`Intérieur Désiré Tagro, en les présentant comme des "ennemis de la paix".
Le CNP a fustigé une "atteinte à l`éthique sociale, par une incitation au tribalisme, à la xénophobie et à la révolte".
Cette suspension est "arbitraire", a réagi le rédacteur en chef du quotidien Emmanuel Koré, affirmant à l`AFP que d`autres journaux "vilipendent des hommes politiques et n`ont jamais été inquiétés, parce que proches du pouvoir".
Cette sanction survient alors que le climat politique s`est tendu ces dernières semaines en Côte d`Ivoire, sur fond de polémique sur les listes électorales. Le scrutin présidentiel, reporté depuis 2005 et censé clore la crise née du coup d`Etat manqué de 2002, est attendu avant juin par l`ONU.
source : abidjan.net
Le Togo est suspendu pour les deux prochaines Coupes d'Afrique des nations en raison "d'interférences gouvernementales" ayant abouti au retrait de l'équipe togolaise de la CAN-2010, a annoncé samedi à l'AFP le président de la Confédération africaine (CAF) Issa Hayatou.
A la douleur du drame qui a frappé la sélection togolaise lors de l'attaque armée dont elle a été victime dans la province du Cabinda, la Confédération africaine de football (CAF) a ajouté ce samedi une sanction sportive qui fera sans doute date dans l'histoire du football africain et qui interrogera, à l'avenir, les autres nations africaines dans leur organisation et leur déplacement sur un tel évènement. La CAF a décidé de suspendre le Togo pour les deux prochaines éditions de la Coupe d'Afrique des Nations (Gabon-Guinée équatoriale 2012 et Libye 2014). La décision de l'instance dirigeante du football africain a été motivée par des " interférences gouvernementales " qui ont ainsi empêché la participation des Eperviers à la CAN. Le Togo devait figurer dans le groupe B en compagnie du Ghana, de la Côte d'Ivoire et du Burkina Faso.
Retourné au pays sur ordre du gouvernement, le Togo serait, selon les termes employés par le président de le CAF, le Camerounais Issa Hayatou, suspendu en raison de l'intervention d'un tiers dans les affaires de la sélection emmenée par Hubert Velud. Une décision bien curieuse mais surtout dénuée d'humanité, à première vue, par rapport aux évènements vécus par Emmanuel Abedayor et leurs coéquipiers et qui ont coûté la vie à deux personnes, l'entraîneur des gardiens de la délégation togolaise et le responsable des relations avec la presse. Cette décision va, à n'en pas douter, provoquer beaucoup de réactions.
Une application stricte du règlement
" C'est une sanction réglementaire. Il y a eu une interférence gouvernementale, ce que nous ne pouvons pas accepter ", a déclaré de son côté Hayatou. Le comité exécutif s'est en effet borné à une application stricte du règlement de la Coupe d'Afrique des Nations (chapître 28, articles 50 à 62) qui prévoit de statuer sur un retrait d'une équipe en cas de "force majeure" tout en notant qu'une équipe refusant de participer à la compétition se verrait exclue des éditions suivantes.
Les Togolais ont ainsi été mis devant le fait accompli. Il leur avait notamment été reproché de ne pas avoir suivi la procédure conseillée et exigée par la CAF, au courant avec le COCAN (Comité d'organisation de la CAN) de l'instabilité sécuritaire dans la région du Cabinda, à savoir éviter les transports sur terre et privilégier les airs pour se rendre en Angola. L'observation avait été suivie à la lettre par la plupart des sélections. Pas par le Togo qui avait effectué le voyage en bus depuis Pointe-Noire, au Congo, avant d'être attaqué à son entrée en territoire angolais. Au final, le sentiment d'injustice, lui, pour le groupe emmené par Adebayor n'en sera que plus grand après cette lourde sanction
source : Euro Sport
Après ses propos aussi peu amènes qu'inhabituels de la part d'un entraîneur, Stephen Keshi devait savoir ses jours comptés à la tête de la sélection nationale de football. D'ailleurs, si nous avons bien compris, son contrat était calé sur cette Can. C'était donc un contrat d'objectif et le plus curieux aurait été qu'il fût renouvelé.
Le manque de résultats des Aigles, surtout leur écoeurante performance en Angola a dû être un argument de poids dans la rupture de partenariat entre Malifoot et le volubile coach nigérian. Mais sans aucun doute, Keshi a aussi plus payé du fait d'adorer le crachoir que d'avoir proprement craché sur les autorités sportives qui l'emploient. Keshi ne restera donc pas longtemps sur les bords du Niger, du moins dans le parcours malien de ce fleuve mais son adieu est loin d'être le nième adieu du nième entraîneur usé et peut-être abusé par notre pays. A la différence des autres, l'ancienne gloire des Green Eagles a parlé. Mieux, s'il n'a indexé personne, il a incriminé toutes les autorités sportives.
Pire, il a pris ses distances avec ce qui doit relever de la seule responsabilité de l'entraîneur, à savoir la composition de l'équipe type avant un match. Souvenons-nous de cette phrase assassine et inoubliable : « l'équipe qui a joué -et perdu Ndlr- contre l'Algérie est celle du Mali, pas de l'entraîneur Keshi ». Autrement dit, non seulement il a subi des interférences, ce qui est inacceptable en soi, mais en plus, elles ne furent pas du plus beau résultat, et lui Keshi n'en était pas étonné pour un sou.
Si le ministère en charge du sport en particulier et le gouvernement d'une manière générale ont souci des fortunes investies dans l'équipe nationale et provenant de l'argent d'un des pays les plus pauvres de la planète, si le devoir de résultat et l'imputabilité veulent encore dire quelque chose à un pays qui ne peut pas émerger dans une culture de médiocrité voulue, alors les dénonciations de Keshi doivent donner lieu à un salutaire audit, mais sans complaisance aucune des tares de notre football. Dans tous ses compartiments : sa tutelle, Malifoot, les joueurs. Envers ceux-ci, Gaoussou Drabo dont l'autorité en la matière est établie requiert plus de rigueur, de volontarisme et d'engagement.
L'équipe nationale ne doit pas être seulement pour eux un marchepied personnel. Pour l'ego ou pour les contrats plus juteux. Certes, il nous est arrivé de dire que le football ne peut pas être le seul organe sain d'un corps gangrené, et Dieu sait si notre corps l'est. Et c'est vrai, on ne peut pas demander de bons joueurs là où nous sommes nous-mêmes mauvais journalistes, mauvais médecins, mauvais enseignants, mauvais cadres, mauvais artisans, mauvais supporters et mauvais ministres.
Mais de par leur valeur intrinsèque, certains de nos sélectionnés qui jouent dans les meilleurs clubs au monde sont nettement au dessus de la valeur moyenne de nos autres professionnels. Par conséquent, ils ont les compétences pour nous tirer vers le haut, les arguments et les moyens d'échapper à la triste trilogie des nations vaincues d'avance : l'Etat, la volupté et le bluff.
Pourquoi sommes-nous un cimetière d'entraîneurs ? Keshi a-t-il dit la vérité, toute la vérité ? Qui précisément est visé dans les propos de l'entraîneur nigérian et qui ne sont pas forcément qu'un coup de sang ? Qui va payer après Keshi ? Quelle politique d'investissement accompagne t-elle le football malien, et le sport national en général ? Que faut-il faire différemment désormais et comment nous assurerons-nous que cela est fait ?
Voilà les réponses que la nation pose aujourd'hui à ses autorités. Ce n'est dès lors du domaine du sport, mais du ressort de la gouvernance, de la nécessaire redevabilité de nos responsables vis-à-vis des gens d'en bas. Cet instant de vérité, on le leur doit car il n'y pas d'avenir pour nous à continuer de nous abriter derrière les écrans de fumée, les lunettes fumées, les vitres fumées.
Adam Thiam